Chapitre deuxième : Le vieux capitaine du Drakkar

Si vous longez les quais de Iore, notre belle capitale, peut-être croiserez-vous un capitaine de drakkar fort sympathique et, si vous avez de la chance, il vous contera la construction de notre ville.

« – Ha ! l’époque de la grande reconstruction ? Je m’en souviens, comme si c’était hier… L’ancien Brumstat de l’empire Yggrasien, ce bâtiment symbole de leur pouvoir, avait été rénové par les efforts conjugués de dizaines de villageois, sous les ordres du Prince Manndermacht. Le parlement de notre belle nation naissante, Euthéria, fut le premier à être restauré. Puis de nombreux hommes sont venus au soutien.

Je me souviens de ce jeune architecte, Grenaud, oui je le vois encore sautillant à travers champs, prêt à tout construire, à tout inventer. Rapidement, les premiers immeubles s’élevèrent du sol comme des arbres en fleures. La terre fut soulevée, tassée, creusée, modelée. Ah ! ce gamin aura un brillant avenir à Euthéria, pour sûr ! »

« Je me souviens aussi du seigneur de Fort-Haut, menant d’une main de fer ses ouvriers dans leur interminable labeur, il érigèrent en quelques jours seulement les tribunaux, pour une justice puissante, incontestable et terrifiante ! La Tour du Thaler de notre grand banquier et le centre-ville furent élaborés en quelques mois seulement. Rendez-vous compte ! Que serait notre monde sans Maître Charyb qui apporta avec lui la sagesse d’une gouvernance de l’économie indépendante du pouvoir politique ? »

« Où mène se Drakkar, me demandez-vous ? Hé bien vers une île non lointaine, une île militaire où il est interdit de construire. Il y serait mené d’étranges tests… vous pouvez y accéder aussi par le grand pont au bout de l’autoroute. Mais prenez garde, l’endroit n’est pas sûr… »

« Mais peut-être préférez-vous visiter Fort-Haut ? Ou encore l’île des fondateurs ?

Ah l’île des fondateurs… une île volante où furent érigés les plus grands monuments du monde, les plus grandes instances et le palais nacré des fondateurs eux-mêmes. La montgolfière du port de Iore vous y conduira, pour sûr. Il vous suffit d’y grimper et vous y serrait en un clin d’oeil !

L’homme se rapprochera ensuite de vous, une folie dans l’oeil.

« Hé, paraît-il que dans le labyrinthe dans les jardins se cache un passage secret qui mène à des fortunes colossales ! Mais attention, il vous faudra faire preuve de pugnacité pour y parvenir ! Les plus fiers et les plus vaillants ont abandonné bien avant d’avoir atteint l’un des nombreux trésors de l’île ! »

« Ha ha ! Mais où avais-je la tête, il vous faudrait mieux, jeune comme vous êtes, chercher un travail ou vous installer rapidement à l’hôtel de Corazon, un autre de nos jeunes constructeurs d’avant l’heure. »

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